Organisé en partenariat avec l’Institut de Recherche pour le Développement à travers le Laboratoire Mixte International Écologie et Développement Durable (LMI EDD-BIODIV), ce rendez-vous scientifique majeur réunit, du 11 au 13 mai 2026, plus de 200 Chercheurs, Enseignants-Chercheurs, Experts et Acteurs de l’environnement venus d’Afrique et d’Europe autour des enjeux cruciaux liés à la préservation de la biodiversité.
La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de plusieurs hautes personnalités, notamment des représentants du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, du Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique, ainsi que des partenaires scientifiques nationaux et internationaux.
Le président du comité d’organisation, Dr Doudjo OUATTARA, a donné le ton dès l’ouverture du congrès. Dans une intervention marquée par un appel à l’action scientifique et environnementale, il a rappelé les nombreuses pressions auxquelles fait face l’Afrique de l’Ouest, notamment la déforestation, l’érosion de la biodiversité, l’urbanisation rapide, la pollution des milieux naturels, les effets du changement climatique ainsi que la surexploitation des ressources naturelles. Face à ces défis, il a souligné que l’écologie s’impose aujourd’hui comme une science essentielle pour accompagner les politiques de développement durable.
Le président du comité d’organisation a également salué le partenariat exemplaire entre l’UNA et l’Institut de Recherche pour le Développement, qui a permis la tenue de cette deuxième édition après le succès enregistré lors du premier congrès organisé à Abidjan il y a deux ans. Parmi les annonces majeures de cette cérémonie, il a révélé le lancement officiel de la Société d’Écologie d’Afrique de l’Ouest, une société savante dédiée à la promotion et au rayonnement de la discipline dans la sous-région.
Dans son allocution de bienvenue, la Présidente de l’Université Nangui ABROGOUA, Prof. Véronique YOBOUE, a exprimé sa gratitude aux autorités ministérielles et aux partenaires pour leur engagement constant en faveur de la recherche scientifique. Elle a rappelé que face aux changements climatiques, à la dégradation des écosystèmes et à l’érosion accélérée de la biodiversité, l’écologie constitue aujourd’hui un levier essentiel pour bâtir des sociétés résilientes et garantir un développement durable. Elle a également réaffirmé l’ambition de l’UNA de faire de l’EcoAO une plateforme scientifique de référence en Afrique de l’Ouest.
Prenant la parole au nom de l’IRD, Dr Fabrice COURTIN, représentant de l’institution en Côte d’Ivoire, a salué la solidité du partenariat scientifique entre l’UNA, l’Institut de Recherche pour le Développement et les autres institutions partenaires. Il a insisté sur l’importance des recherches écologiques dans l’atteinte des Objectifs de Développement Durable, soulignant la nécessité de proposer des solutions scientifiques durables face aux pressions croissantes exercées sur les écosystèmes africains.
Représentant le Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique, Dr (MC) DOSSO Kanvaly, Conseiller technique, a pour sa part relevé la parfaite cohérence entre le thème du congrès et les priorités stratégiques du Gouvernement ivoirien en matière de transition écologique. Il a exhorté les chercheurs à renforcer la production et le partage des données scientifiques afin d’éclairer efficacement les politiques publiques environnementales.
Au nom du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, M. Djimbala DIAKITE, Directeur de Cabinet adjoint, a officiellement déclaré ouverts les travaux de l’EcoAO-2. Il a rappelé que la biodiversité et les écosystèmes constituent des ressources stratégiques pour l’État, appelant la recherche scientifique à jouer pleinement son rôle d’accompagnement de l’innovation et de la gestion durable des ressources naturelles.
La cérémonie s’est poursuivie avec la conférence inaugurale animée par Prof. Guy JOSENS, autour du thème : « De l’écologie à la systématique et vice-versa : cas des termites ».
Son intervention a mis en lumière l’importance du contrôle de qualité dans l’écologie quantitative, notamment à travers l’identification des espèces cryptiques, tout en plaidant pour la mise en place d’une plateforme de séquençage en Côte d’Ivoire.
Durant trois jours, les congressistes échangeront autour de cinq grandes thématiques, à travers plus de 70 communications orales, 12 communications affichées et plusieurs sessions scientifiques consacrées à l’écologie fonctionnelle, l’agroécologie, l’écologie urbaine, la biodiversité et les interactions entre écologie et société.